Au-delà de ses missions réglementaires, l’Office de l’Eau Guadeloupe initie et mène des études de connaissance complémentaires. Il participe également à de nombreuses études menées par divers partenaires.

 

1/Etude-Suivi des Diatomées en aval des stations d’épuration (STEU)

Afin d’évaluer l’impact des STEU sur les écosystèmes complexes des milieux aquatiques tropicaux et d’améliorer la robustesse de l’indicateur biologique IDA-2, une étude des diatomées relevées en amont et en aval de 5 stations d’épuration a été lancée en 2019. Cette étude menée par l’Office en partenariat avec les bureaux d’étude Borelys, Hydreco et Eco In Eau a donné lieu en avril 2020 à un rapport intermédiaire qui permettra d’orienter la suite de l’étude. 

Il faut noter par ailleurs que les conclusions de cette étude permettront de préparer un appui technique aux collectivités qui ont l’obligation réglementaire de mettre en place un suivi des diatomées en aval de leurs STEU.

15 Stations feront l’objet d’un suivi dans une seconde partie de l’étude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2/Etude sur la jacinthe d’eau

Sur la retenue d’eau de Gaschet (Port-Louis) s’est développée depuis quelques années, une espèce exotique envahissante : la jacinthe d’eau. Pour trouver le moyen de remédiation idoine, le Conseil Départemental, propriétaire de l’ouvrage, mène des investigations. Il s’appuie par ailleurs sur les travaux du Dr Magguy Dulormne (Université des Antilles) pour mieux connaître les capacités d’épuration de la plante vis-à-vis de divers polluants (métaux, pesticides, etc).

La retenue faisant partie du réseau DCE, l’Office de l’Eau a apporté son support et ses données au déroulement des études.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3/Etude gestion de la problématique de pollution portuaire aux Antilles

Depuis 2018, une pollution des eaux du port de Port-Louis est régulièrement signalée par les usagers. L’Office de l’Eau apporte son appui technique pour cette problématique. La ville de Port Louis, ainsi que le Conseil Départemental ont remobilisé les acteurs autour d’une réunion en 2020. Elle a eu pour objet de présenter le diagnostic réalisé par le BET EGIS.

 

4/Etude FUSEAU 

Cette action financée par l’Office Français pour la Biodiversité (OFB) est conduite en Guadeloupe de concert avec les équipes de l’Université des Antilles (Pr Yves Montouroy), et les INRAE de Guadeloupe, Bordeaux et Grenoble. Elle a pour objectif de comprendre, d'une part, comment sont mis en relation usages du foncier et protection des milieux aquatiques et, d'autre part, comment les acteurs se coordonnent autour des usages pour intégrer la préservation des milieux aquatiques.

 

 

5/Etude GUAD’3E 

Menée par le Parc National de Guadeloupe (PNG), cette étude a pour objectif la lutte contre les Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) animales présentes dans les cours d’eau. Elle fait appel pour cela à une technique innovante de détection des poissons et crustacées basée sur la génétique appelée ADN environnemental (ADNe). 

Ce projet cofinancé par l’Office de l’Eau a donné lieu en 2019 à deux comités de pilotage présentant les avancements de l’étude, et à un autre comité en décembre 2020.

 

 

6/Etude PROmoTion et dEveloppement du Génie Écologique sur les Rivières de Guadeloupe (PROTEGER) :

Cette étude pilotée par le PNG vise à préserver la biodiversité des milieux aquatiques de Guadeloupe, tout en protégeant la population et leurs biens des risques encourus lors des crues de rivière ou des évènements cycloniques, grâce à l’utilisation de techniques de génie végétal. Il s’agit en effet de mettre en œuvre des techniques utilisant des espèces végétales locales pour protéger les sols contre l’érosion, et stabiliser les berges, en évitant ainsi le recours à des techniques moins respectueuses de l’environnement et plus coûteuses. 

 

La phase 1 de ce projet s’est déroulée en 2016-2017 avec le support financier de l’Office de l’Eau. Les résultats de cette phase ont permis de définir 12 types de ripisylves et de retenir 30 espèces à fort potentiel pour une utilisation en génie végétal.

 

La phase 2 (2019-2021) permettra une caractérisation plus précise des espèces et techniques utilisables en génie végétal sur les berges des cours d’eau de Guadeloupe et a donné lieu à deux comités de pilotage en 2019, 1 comité de pilotage en 2020.

 

7/Etude Protocole Antillais de Pêche Electrique (PAPE)

La pêche d’inventaire piscicole par électricité est utilisée aux Antilles depuis de nombreuses décennies. Les différentes techniques jusqu’ici mises en œuvre ont cependant montré de nombreuses limites face aux spécificités des cours d’eau antillais et des espèces qu’ils abritent (faible conductivité des rivières, subjectivité de l’échantillonnage, mortalité élevée des espèces prélevées…). C’est dans ce contexte que s’inscrit l’étude PAPE menée par le bureau d’études Hydreco, avec pour objectif la mise à disposition d’un protocole de pêche électrique en adéquation avec les problématiques locales.

 

L’Office de l’Eau participe au cofinancement de cette étude. Un comité de pilotage de lancement a eu lieu en décembre 2019. Impactée par la crise sanitaire liée au coronavirus, l’étude se terminera au cours du 1er semestre 2021.

 

 

8/Etude sur l’indicateur DCE mangrove

Les mangroves occupent une situation particulière entre les milieux terrestre et marin : elles voient transiter, ou sont le réceptacle d'une grande partie des pollutions d'origine terrestre et côtière. Cette étude vise à développer des indicateurs permettant l'évaluation et le suivi de leur état écologique au regard des attendus de la DCE. 

L’Office de l’Eau accompagne financièrement le Museum National d’Histoire Naturelle (MNHN) qui mène l’étude lancée en janvier 2019, avec une durée prévue de 18 mois. Impactée par la crise sanitaire liée au coronavirus, l’étude se terminera au 1er trimestre 2021.

 

 

9/Etude sur la restauration de la forêt marécageuse et de la mangrove de Jarry

La zone industrielle de Jarry couvre une superficie de plus de 900 hectares, initialement occupée par des marais, une forêt lacustre et une mangrove à haute valeur écologique. Les nombreuses atteintes à ces habitats génèrent une dégradation et un recul du patrimoine naturel de la zone et des services associés. L’objectif de cette étude est de restaurer la forêt marécageuse et la mangrove. 

Pour la réalisation de cette étude prévue sur la période 2019-2021, l’Office de l’Eau a attribué au Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres un financement en  2019. 

 

 

10/Etude des traits de vie de l’espèce sicydium 

La Directive Cadre sur l’Eau préconise le suivi chimique dans les poissons ou les crustacés. Cependant, le caractère migratoire supposé des espèces implique une meilleure connaissance de leurs traits de vie, afin de faire lien entre les substances détectées et le site sur lequel les espèces analysées ont été pêchées. 

L’Office de l’Eau Guadeloupe soutient cette étude menée par l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat (ENTPE) en partenariat également avec l’Office de l’Eau Martinique. 

 

11/Etude sur les rejets en mer 

Les eaux guadeloupéennes subissent un ensemble de pressions pouvant aboutir à une dégradation générale des écosystèmes marins littoraux et côtiers. Afin de disposer d’informations sur ces rejets et de mieux mesurer leur impact sur l’état des milieux marins, le bureau d’études Créocéan a réalisé un état des lieux de ces rejets, aussi bien d’un point de vue réglementaire que biologique, avec la caractérisation des biocénoses au droit des rejets. Cette étude propose également l’élaboration d’un guide pratique pour la mise en place de mesures de suivi environnemental des rejets en mer adapté au contexte guadeloupéen. 

L’Office de l’Eau cofinance une grande partie cette étude.

01_carte1.jpeg
6_image PROTEGER.jpg
11_carte 2.jpeg
FOND1.jpg