La Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE) du 23 octobre 2000 prévoyait l’atteinte du bon état des eaux d’ici à 2015. Cette échéance est désormais reportée à 2021. Les objectifs environnementaux imposés par la DCE sont fixés pour chaque type de masse d’eau : cours d’eau, plans d’eau, eaux souterraines et eaux côtières.

 

Afin de mesurer les effets des mesures mises en œuvre pour l’atteinte de ces objectifs environnementaux, une surveillance de l’ensemble des types de masses d’eau est menée par l’Office de l’Eau. Différents types de réseaux sont pour cela mis en place : 

  • Réseau de référence (RR) : permet la définition du bon état,

  • Réseau de contrôle de surveillance (RCS) : permet l’évaluation de l’état des eaux du bassin, en comparaison avec le réseau de référence,

  • Réseau de contrôle opérationnel (RCO) : permet un suivi plus soutenu des masses d’eau en Risque de Non Atteinte des Objectifs Environnementaux (RNAOE)

  • au besoin, ces réseaux peuvent être complétés par un réseau complémentaire dont les modalités de suivi sont généralement calquées sur celui des réseaux obligatoires. 

Ainsi, sur chaque type de masse d’eau, sont mis en œuvre chaque année des prélèvements et analyses adaptés aux objectifs poursuivis. 

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Les cours d’eau 

Le suivi des cours d’eau est réalisé sur un ensemble de 45 stations, dont : 

  • 20 stations appartenant au RCS, et pour certaines également au RCO 

  • 16 stations RCO

  • 13 stations RR

Le type d’analyses menées sur chacune de ces stations dépend du réseau d’appartenance (RCS et/ou RCO, RR). 

En synthèse et de manière globale, les matrices suivantes ont fait l’objet d’une analyse : 

L’eau (brute et filtrée) 

L’hydrobiologie (invertébrés et diatomées)

Les sédiments 

La continuité écologique : classe de franchissabilité des poissons au niveau d'un obstacle donné,

L’hydromorphologie (morphologie des berges, profondeur du lit, etc.) étudiée sur 12 stations du réseau de référence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Plans d’Eau DCE

La retenue de Gaschet

Depuis 2016, la retenue d’eau de Gachet fait partie des masses d’eau à suivre au titre de la Directive Cadre sur l’Eau. Le suivi débuté en 2017 sur cette retenue s’est donc poursuivi jusqu’à 2019, avec l’analyse des paramètres suivants :

  • Eau : 6 prélèvements annuels, 

  • Phytoplancton : 6 prélèvements annuels,

  • Sédiments : un prélèvement annuel,

  • Biote : 1 prélèvement annuel.

En complément du suivi réglementaire, une convention a été conclue entre l’OE971 et l’IRSTEA (désormais INRAE) sur la période 2017-2019, afin d’étudier l’applicabilité de l’Indice Phytoplancton LACustre (IPLAC) aux plans d’eau des Antilles. 

Les résultats préliminaires de 2017 et 2018 semblent indiquer une adéquation de l’indice au contexte tropical. Ces premiers résultats sont à conforter avec ceux de la dernière année de l’étude. 

Enfin, il est à noter un envahissement progressif de la retenue par la jacinthe d’eau, ce qui avait conduit dès 2018 au déplacement du point de prélèvement initialement retenu. 

 

 

Les plans d’eau hors DCE

Dans le cadre de sa mission d’étude et de suivi des milieux aquatiques, l’Office de l’Eau s’intéresse à la qualité de la masse d’eau plan d’eau de Gaschet. Dans l’optique de mieux comprendre ce type d’écosystèmes, une étude ciblant plusieurs types de plans d’eau a été entreprise en 2018. Quatre plans d’eau sont ainsi ciblés :

  • Le Grand Etang situé sur le territoire du Parc National de Guadeloupe (PNG) dans la commune de Capesterre Belle-Eau. Site patrimonial guadeloupéen par excellence, il permettrait de caractériser les éléments de qualité d’un plan d’eau naturel préservé. Suivi en 2004 puis en 2012 par le PNG, il semble important de poursuivre le suivi du site en prenant en compte les critères analysés dans le cadre de la Directive Cadre sur l’Eau.

  • La retenue de Létaye sise Au Moule, d’une superficie de 18,2 Ha. Cette retenue pourra être comparée à la Masse d’Eau de Gaschet.

  • L’étang Zombis, situé à Capesterre Belle-Eau d’une superficie de 1,2ha.

  • L’étang Mitan sis à Deshaies. Lors de la Journée Mondiale des Zones Humides de 2016 organisée sur ce site, un constat de l’appauvrissement de la diversité du milieu aquatique avait été émis par plusieurs usagers du lieu. Des investigations ont donc été menées dans le but d’évaluer la qualité de cet étang.

 

Sur ces plans d’eau cinq campagnes de terrain ont été menées entre juin 2018 et février 2020, afin de prospecter les compartiments suivants : 

    • L’eau (brute et filtrée) 

    • L’hydrobiologie (invertébrés, phytoplancton)

    • Les sédiments 

    • Le biote 

    • L’hydromorphologie et la bathymétrie  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les eaux souterraines

Chaque année, la qualité des masses d’eau souterraine est suivie par l’Office de l’Eau Guadeloupe en partenariat avec le BRGM Guadeloupe, à raison de deux prélèvements annuels : l’un en carême, l’autre en hivernage.

Une liste de paramètres physico-chimiques généraux est recherchée, ainsi que des micropolluants. 

Afin d’améliorer la qualité de la surveillance, la liste des micropolluants a fait l’objet en 2016 d’une actualisation, en tenant compte des molécules peu ou pas détectées lors des campagnes précédentes et, a contrario, des molécules nouvellement détectées lors de la campagne photographique de 2014 et de la campagne de carême de 2015 (ex : chlorate, naphtalène…). 

En 2017, le Réseau de contrôle de surveillance (RCS) a été complété de 2 stations : 1 sur le sud Basse-Terre (Fromager), et 1 à Marie-Galante (Etang Noir). 

En 2018, le suivi d’un qualitomètre à Saint-Martin est venu compléter le réseau. Et enfin en 2020, 5 nouvelles stations ont été ajoutées au réseau : 2 sur la masse d’eau souterraine Sud Basse-Terre et 3 sur la masse d’eau souterraine Nord Basse-Terre

Le Réseau de contrôle de surveillance (RCS) comprend ainsi 19 stations en 2020. 

Les informations collectées dans le cadre de la surveillance des eaux souterraines sont disponibles sur le portail national www.ades.eaufrance.fr 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les eaux littorales

A partir de 2013, la surveillance des 18 sites eaux littorales (surveillance et référence) menée jusqu’alors par la DEAL, a été confiée à l’Office de l’Eau Guadeloupe. Selon les années, ce suivi porte sur tout ou partie des paramètres suivants :

    • le phytoplancton, 

    • la physico-chimie,

    • le benthos récifal,

    • les herbiers,

    • l’hydromorphologie

    • la chimie.

 

Depuis 2016, le besoin de renforcer et consolider les données disponibles sur les eaux côtières afin d’établir, à terme, des grilles de qualités spécifiques aux masses d’eau des Antilles, a conduit l’Office de l’Eau à mettre en place, concernant le phytoplancton et la physico-chimie, un suivi :

    • bimestriel sur 15 points d’eau, 

    • mensuel sur un minimum de 3 stations. 

De plus, les techniques nouvellement utilisées depuis 2016 pour l’analyse du phytoplancton (HPLC, cytométrie en flux…) sont désormais intégrées au suivi régulier.

Par ailleurs, les protocoles de suivi des récifs coralliens et herbiers revus en 2016 ont été optimisés l’année suivante et stabilisés en 2018.

Enfin, la première surveillance chimique des eaux côtières du district, menée en juin 2016 par le biais des échantillonneurs intégratifs passifs (EIP), a révélé un très faible niveau de contamination des eaux côtières du bassin. Afin de valider ces informations, deux campagnes annuelles ont été menées en octobre 2017 et 2018. 

Le suivi des eaux côtières a été poursuivi en 2019 puis 2020.

 

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